Conference on Cyber Conflict
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03 Février 2010 à 11:56 dans
- Evènements / Events
ECIW 2010. 9th Europen Conference on Information Warfare and Security. 1-2 July 2010. Hosted by strategyinternational.org and the Department of Applied Informatics, University of Macedona, Thessaloniki, Greece. http://www.academic-conferences.org/eciw/eciw2010/eciw10-home.htm
Call for Papers. EGOVIS Conference 2010. International Conference on Electroic Government and the Information Systems Perspective. In conjunction with DEXA 2010. www.dexa.org. Bilbao (Spain). August 30 - September 3, 2010.
L'émission "Intelligence Economique" sur le thème de la cyberguerre (invité : Daniel Ventre) est diffusée aux dates et horaires suivants sur la chaîne France 24:
- samedi 24 octobre 2009 à 10h10 - jeudi 29 octobre à 10h15 - vendredi 30 octobre à 16h10 - samedi 31 octobre à 10h15 - dimanche 1° novembre à 10h15
Emission visible sur le site de France 24 en Français http://www.france24.com/fr/20091026-cyberguerre-ANSSI-OTAN-cybercriminalit%C3%A9 in English : http://www.france24.com/en/26102009-cyberwar-cyberattack-NATO-Estonia-internet
现代信息技术极大地改变了人类的生活方式,并为现代化战略发展做出了巨大贡献。 同时还为各色各样新型武器的诞生提供了良好的基础。
本书首先从介绍信息战这一概念入手,深入研究其近十几年来的演变及其在世界几大经济政治强国的发展状况, 如美国、中国、俄罗斯、日本、印度及新加坡,并结合这些国家的具体国情展开讨论,例如,各国政府是如何根据各自的政治、外交、经济背景构想信息战这一概念和内容,以及信息战与其军事理论及军事技术发展之间的互动关系。
本书还介绍了信息战作为一种进攻手段是如何被使用的,尤其是其在网络空间(新型战争工具空间)的重要作用。这一工具不仅被各国政府所重视,而且还被恐怖分子、政治活动家及叛乱者广泛使用。通常无法保证其网络空间安全性的国家,如日本、新加坡、美国等,要在国防安全、经济领域及政权方面面对怎样的挑战。
此外,本书还引入若干个最新网络攻击案例进行分析,以便使读者能够更深入理解网络冲突 : 什么仅仅是网络犯罪,而什么才是网络空间战。
(This presentation of the book has been translated by Jia Man - October 2009)

ISTE - UK - www.iste.co.uk September 2009.
9781848210943 • September 2009 • 336 pages • Hardback • 234x156 mm • 50.00 £
http://www.iste.co.uk/index.php?f=x&ACTION=View&id=281
INFORMATION WARFARE
Daniel Ventre, CNRS – French National Center of Scientific Research, France.
ISTE - UK - www.iste.co.uk September 2009.
http://www.iste.co.uk/index.php?f=x&ACTION=View&id=281

New information technologies have contributed to the emergence of new lifestyles and modern strategic developments, but they have also provided new forms of weapons for all kinds of belligerents.
This book introduces the concept of “information warfare”, covering its evolution over the last decade and its developments among several economic and political giants: China, Russia, Japan, India and Singapore. Discussion is then given to the national particularities of these countries, such as how they imagine the concept of information warfare to be, what it comprises and how it interacts with their military doctrine and employment, as well as their specific political, diplomatic and economic contexts.
The use of information warfare as a form of attack is also covered, with particular emphasis given to cyberspace, which has become the space for a new war as the tool not only of nations but also terrorists, activists, insurgents, etc. The challenges faced by countries who usually fail in securing their cyberspace (Japan,Singapore, USA, etc.) in terms of national and defence security, and economic and power losses are also covered.
The book also introduces several analyses of recent events in terms of cyber attacks and tries to propose interpretations and tools to better understand cyber conflicts: what is merely cyber crime and what is warfare in cyberspace.
Contents :
Keywords : information warfare, information operations, cyberwarfare, cyberattacks, strategy, national security, cybersecurity, cyberdefense, China, Japan, USA, India, Russia, Singapore, Laws and cyberlaws
9781848210943 • September 2009 • 336 pages • Hardback • 234x156 mm • 50.00 £
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http://www.saxo.com/dk/item/daniel-ventre-information-warfare-hardback.aspx
http://www.critiquesdelivres.com/1848210949
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http://www.lavoisier.fr/notice/fr1848210940.html
http://www.paddyfield.com/mainstore2/details.php?prod=9781848210943
http://www.i-gov.org/index.php?article=11340&visual=1&id=&subject=286
Un groupe de recherche privé américain (il y a en a plein aux USA, alors peu importe leur nom), vient de publier un court rapport analysant les modalités du conflit qui a opposé la Russie et la Géorgie en août 2008, et plus particulièrement sa dimension cyberguerre.
Selon CNN, l’une des conclusions majeures du rapport serait : « Cyberwarfare will accompany future military conflicts”. (La cyberguerre accompagnera les futurs conflits militaires) (CNN - 17 août 2009. http://edition.cnn.com/2009/US/08/17/cyber.warfare/index.html#cnnSTCText)
C’est bête, personne n’y avait pensé avant !!!! ![]()
Alors juste un petit rappel pour les journalistes (américains) ou les chercheurs (américains) qui l'auraient oublié : c'est bien aux Etats-Unis que l'on a inventé les concepts (guerre de l'information, cyberguerre, netwar...). Et je ne dirai pas depuis combien d'années ces concepts sont mis en pratique, pour ne pas leur faire de peine.
Note: impossible de savoir ce que dit vraiment ce rapport dans le détail « Because of the sensitive nature of much of the information, the full 100-page report is being released only to U.S. government officials and selected cybersecurity professionals” (CNN. 17 août 2009). (En raison de la nature sensible de l’information, l’intégralité du rapport de 100 pages est diffusé uniquement aux membres du gouvernement américain et à des professionnels de la cybersécurité sélectionnés). Mais vu la largeur du spectre de diffusion du rapport, il est fort probable que celui-ci circulera sous peu sur Internet.
On le sait depuis longtemps, télécharger des fichiers MP3 illicites (entendez par "illicites" les copies d'oeuvres protégées par des droits de propriété intellectuelle) c'est très vilain, car ça enlève le pain de la bouche de tous les "artistes" - entre guillemets, car le terme est galvaudé - qui méritent de tirer profits de leur dur labeur.
Le débat est sans fin [1]. Aux deux extrêmes il y a les partisans de la copie libre, et il y a ceux qui pensent au contraire que tous les copieurs doivent être mis derrière les barreaux pour leur délit (il faudrait donc penser à agrandir les centres de détention). Et puis entre les deux il y a tous ceux qui ne pensent même pas à l'extrême gravité de leur geste
et qui simplement téléchargent sur internet les fichiers qui s'y trouvent, puisque après tout Internet c'est fait pour ça.
Or en la matière le Droit partout se durcit. Les auteurs font valoir leurs droits (à rémunération) et l'industrie du disque qui voudrait bien continuer à brasser des milliards (d'euros, de dollars, de yens...) mais voit l'âge d'or s'éloigner, fait également pression pour mettre la justice de son côté (comme s'il suffisait de mettre un couteau sous la gorge aux consommateurs pour les remettre dans le droit chemin). Situation absurde dans laquelle une industrie est incapable de s'adapter à l'évolution des technologies et des modes de consommation.
Dans ce contexte répressif, bien mal en a pris à Mme Jammie Thomas, citoyenne américaine, de télécharger sur un site de P2P quelques 24 chansons de ses artistes préférés. Un bien mauvais choix en effet, car aux Etats-Unis le téléchargement de fichiers piratés est bien sûr interdit. Qui plus est au pays de Mickey on ne plaisante pas avec la loi et l'application stricte des textes (rappelons que cette fermeté est illustrée, dans son caractère le plus extrême, par l'exécution annuelle de dizaines d'êtres humains, comme en Chine, en Iran, en Corée du Nord et ailleurs, sauf que chez Mickey c'est plus juste).
Pour avoir téléchargé ces 24 chansons, Mme Jammie Thomas avait écopé de 220 000 $ de dommages et intérêts lors d'un premier jugement en 2007. Elle a fait appel de la décision (peut-être n'aurait-elle pas dû!) et lors du second jugement en 2009 la condamnation a été confirmée, portant la sanction à 1.92 millions de $. L'accusée a refusé une solution amiable que lui proposait l'industrie du disque, campe sur ses positions, refuse de plaiser coupable, et fait appel une dernière fois, remettant en cause la constitutionalité de la sanction. Hélàs pour elle le Département de la Justice vient de confirmer la constitutionalité de la condamnation : le montant de la sanction est juste.
Bref, au pays de Mickey, mieux vaut enregistrer les chansons sur un bon vieux magnétophone à K7 (les jeunes générations ne savent même pas de quoi je parle), quitte à brancher ce dernier sur la sortie audio de son PC. Il y a plein d'émissions radio et télé, au son en qualité numérique, qui permettent de satisfaire légalement les besoins des archivistes amateurs (allez y comprendre quelque chose! Un coup c'est légal, un coup ça ne l'est pas).
Près de 2 millions de $ de dommages et intérêts pour 24 chansons, ça laisse rêveur. Certes nous ne possédons pas tous les éléments de l'affaire et ne sommes pas en mesure de l'analyser dans ses détails pour juger de l'extrême gravité de son geste et de la pertinence de la décision.
Mais à chaud, sur la base des seules informations publiées dans la presse, nous dirions que les limites de l'entendement et de l'intelligence commune sont atteintes (visiblement les juges avaient une intelligence hors normes) ou bien que le système est buggé quelque part.
Il paraît que c'est une peine qui se veut dissuasive [2]. C'est donc rassurant. Un peu comme la peine capitale finalement. qui dissuade les criminels, c'est bien connu, de passer à l'acte! Après Mme Jammie Thomas et sa condamnation exemplaire, plus un seul internaute sur le sol américain ne se laissera tenter par le vice du téléchargement, qu'on se le dise!
Dans son malheur, Mme Jammie Thomas peut toutefois s'estimer heureuse de n'avoir pas davantage cédé le jour de son crime au plaisir du téléchargement gratuit et illicite. Quel sort lui aurait été réservé, si elle avait copié disons simplement une petite centaine de fichiers? A l'heure qu'il est, elle serait probablement déjà aux galères pour les quelques 350 prochaines années de sa vie. Alors qu'aujourdui il ne lui reste que 140 ans de traites à payer (sur la base d'un revenu mensuel au SMIC).
Pour terminer, un petit jeu. Sachant que l'internaute qui n'a jamais fauté - c'est-à-dire téléchargé des fichiers qu'il n'aurait pas dû - n'existe pas, nous sommes tous coupables. En votre âme et conscience évaluez le montant (constitutionnel) que vous devriez verser à l'industrie du disque sur la base du tarif américain.
Le tarif est revu à la baisse : en appel l'amende est portée à 54 000$ (janvier 2010).
[1] Ajoutons un lien intéressant pour une réflexion sur le droit d'auteur, la protection des droits, les conflits entre les partisans du libre et ceux de la propriété : http://scinfolex.wordpress.com/2009/08/13/saint-finnian-et-le-necronomicon-du-copyright/
[2] "Congress has crafted a statute that serves as a deterrent to those infringing parties who think they will go undetected in committing this great public wrong." Cité dans un article publié le 17 août 2009 sur http://www.zdnetasia.com/news/business/0,39044229,62056939,00.htm?scid=nl_z_ntnd
Les autorités américaines viennent de lancer en ce mois de juillet 2009 un concours national visant à recruter de jeunes talents pour renforcer les capacités de cyberdéfense du pays. Ce sont ainsi quelques 10 000 talents qui doivent être recrutés. L'appel d'offre est rédigé en ces termes :
"The US Cyber Challenge is looking for 10,000 young Americans with the skills to fill the ranks of cyber security practitioners, researchers, and warriors. Some will become the top guns in cyber security. The program will nurture and develop their skills, give them access to advanced education and exercises, and where appropriate, enable them to be recognized by colleges and employers where their skills can be of the greatest value to the nation."
Cette politique de recrutement nécessaire et urgente a été pointée du doigt par un récent rapport publié début juillet 2009 par Booz / Hallen / Hamilton, intitulé "Cyber In-Security" (http://ourpublicservice.org/OPS/publications/download.php?id=135) qui recommande le recrutement de talents, d'experts de hauts niveaux, à tous les étages de l'administration américaine. Selon ce rapport les conditions d'une protection efficace du cyberespace gouvernemental américain ne seraient pas réunies, les meilleurs experts étant attirés par d'autres sirènes (sans doute celles du secteur privé, plus rémunérateur). Le rapport pointe d'autres failles dans le système, notamment celle de la coordination des services, redondants, manquant de coordination, voire se faisant concurrence. Ainsi le recrutement de 10 000 jeunes talents cette année ne pourra-t-il à lui seul combler les besoins de la défense américaine. Car encore faudra-t-il savoir aller plus loin dans la transformation des armées et de la sécurité (coordination, organisation, gestion des ressources humaines, etc.) Le pari n'est donc pas gagné.
Quoi qu'il en soit la défense américaine affiche sans détours et sans la moindre ambiguité la couleur : elle recrute des ingénieurs, des chercheurs et des "guerriers" (comment traduire autrement le terme "warriors" : gens de guerre, soldats...?) Or il est peu probable que l'on cantonne des "warriors" à une seule tâche de défense passive.
3 catégories pour candidater et concourir : CyberPatriot Defense Competition (http://www.highschoolcdc.com/), DC3 Digital Forensics Challenge (http://www.dc3.mil/challenge/), Netwars Capture-the-Flag Competition (http://www.sans.org/netwars/).
Après ça, il n'estr plus possible d'accuser la Chine de se doter de cellules spécifiques de guerre de l'information au sein de ses armées, ou la Corée du Nord de disposer de quelques centaines de pirates informatiques à la solde de l'armée (ce dont personne n'est d'ailleurs encore certain).
Le "Cyberspace Policy Review Document from the White House" (http://www.whitehouse.gov/files/documents/cyber/The%20United%20States%20Cyber%20Challenge%201.1%20%28updated%205-8-09%29.pdf) propose aux jeunes de participer à l'histoire de la nation, à l'image des précédentes générations qui, comme dans les années 1950 et 1960, ont participé à la course pour l'espace, aux missions de la NASA. Il s'agit aujourd'hui encore de devenir des héros des temps modernes, tout en contribuant à la sécurité du pays. Les USA doivent rattraper leur retard sur d'autres nations, et particulièrement la Chine. Le texte fournit d'ailleurs en exemple (storrytelling?) le parcours d'un jeune chinois talentueux recruté par l'armée de son pays pour mener des opérations de piratage contre d'autres nations, au rang desquelles bien sûr les Etats-Unis.
En choisissant de faire un appel à candidatures public, largement médiatisé, le gouvernement choisit la voie de la lumière, par opposition au "dark side" dans lequel pourraient se fourvoyer quelques talents.
La cause doit être défendue en urgence/ Hélàs, en la matière, l'ennemi, le dark side, le "malicious attacker" a toujours une longueur d'avance : "sadly, there is no shortage of talent on the malicious attacker side of the equation".
Seule certitude : ces préparatifs laissent augurer de nouvelles turbulences dans le cyberespace pour les années à venir, puisqu'on est lancé dans une nouvelle course, qui a davantage les traits d'un affrontement que d'une compétition pacifique.
Mais on pourrait imaginer des appels à candidature aussi largement ouverts, sur des thèmes plus inquiétants encore : imaginons le recrutement de 10 000 experts (researchers and warriors) en guerre chimique, bactériologique, ou nucléaire.
