Mastère Telecom ParisTech / ESSEC Business School
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06 Juin 2008 à 12:01 dans
- Information générale / News
"Les cyberbatailles ont déjà commencé". Entretien accordé au journal quotidien régional Sud-Ouest sur l'insécurité dans le cyberespace. Propos recueillis par Pierre Tillinac. Edito du lundi 9 juin 2008. http://www.sudouest.com/090608/opinions.asp?Article=090608aP2557864.xml
Réaction d'un lecteur sur le site http://yann.leroux.free.fr/?p=299 ePsychologie "Cyberbataille et nouvelles frontières". 9 juin 2008.
L'article est également repris intégralement sur le site http://elkhadra.over-blog.com/article-21062318-6.html
Carte blanche "Les entreprises dans la guerre de l'information" publiée dans la revue 01 Informatique. page 26. n° 1949 - 15 mai 2008 - auteur : Daniel Ventre
Revue "Défense Nationale et Sécurité Collective" - English Version of the revue - May 2008. Article "Cybercrime, the Resort to Force and Armed Attack". pp.110-119. Author : D. Ventre - CNRS. www.defnat.com
During 2007 the West was the victim of successive waves of cyberattacks. In the balance of power between victims and the supposedly guilty, a logic of 'blocs' reminiscent of the Cold War seems to be emerging. Should these attacks be seen as aimed at states' sovereignty or are they the work of cybercriminals? The answer to that question will indicate the level of reaction called for.
Mai 2008. Le Cabinet du gouvernement libanais a décidé de démanteler les systèmes de communication du Hezbollah, selon lui illégaux et représentant une véritable atteinte à la souveraineté du pays. Cette décision est interprétée par Hassan Nasrallah comme une déclaration de guerre. Ce dernier considère que les systèmes de communication sont l'arme la plus importante du Hezbollah. Mais le démantèlement des systèmes de communication s'avèrera une tâche difficile. N'ont-ils pas déjà fait montre de leur résistance lors du conflit de 2006 avec Israël?
Cette semaine les medias se font de nouveau l'échos d'attaques lancées contre les systèmes d'informations occidentaux. Cette fois-ci c'est la Belgique qui s'avoue victime et dénonce son coupable: la Chine. "Toutes les pistes mènent vers la Chine", "le gouvernement Belge soupçonne Pékin", etc. Les doigts accusateurs sont tournés vers la Chine, comme d'habitude diront certains, mais dans le même temps force est de constater que les inconnues restent trop nombreuses et se traduisent par des formulations hasardeuses: "sans doute", "apparemment", "sans preuves", etc.
Un article publié sur internet par le journal Le Monde en date du 3 mai 2008 revient sur les menaces d'espionnage chinois: "Aux Etats-Unis, le FBI affirme que l'espionnage au profit de Pékin croît de 20% à 30% par an".
Mais ne devrions-nous pas nous inquiéter également de l'espionnage américain, sans doute plus discret, pernitieux, transparent? Quelle nation a, plus que les Etats-Unis, la maîtrise des systèmes d'information et se trouve donc en situation de mener des opérations d'espionnage à l'échelle planétaire?
Quelle nation ne joue pas, aujourd'hui, le jeu de l'espionnage?
Reconnaître avoir été victimes d'agressions à des fins d'espionnage, c'est avant tout avouer son impuissance à protéger son propre patrimoine scientifique, technologique, économique, industriel. Le signal est fort, qui ouvre la voie à tous ceux qui dans le monde souhaiteraient mener des opérations de renseignement contre ces pays occidentaux incapables d'assurer leur propre sécurité.
Taisons nos faiblesses, et prenons garde à ne pas regarder du mauvais côté, car l'attaque vient peut-être d'ailleurs.
(Ce billet a été signalé par Mediapart le 6 mai 2008: http://www.mediapart.fr/club/edition/police-co
"Cybercriminalité, recours à la force, attaque armée": article publié dans la revue Défense Nationale, n°5, Mai 2008, pp. 114 - 124. http://www.defnat.com/ . Auteur : Daniel Ventre (CNRS - CESDIP).
Résumé : Au cours de l'année 2007, l'Occident a été victime de vagues successives de cyber agressions. Dans le rapport de force victimes-coupables désignés, semble se dessiner une logique de "blocs", réminiscence de la guerre froide. Ces agressions doivent-elles être perçues comme des atteintes à la souveraineté des Etats, ou sont-elles l'oeuvre de la cybercriminalité? De la réponse à cette question dépendra le niveau de réaction mis en oeuvre.
Keywords : cyber attacks, Cold War, sovereignty, cybercrime, national defense, use of force
Vient de paraître :
"La guerre de l'information". Editions Hermès Lavoisier. Octobre 2007. 282 pages. ISBN 978-2-7462-1883-3 / Ean 13 : 9782746218833
The English Version of this book will be available next september 2008. Wiley Editor.
Site de l'éditeur : http://www.lavoisier.fr/notice/gb/not2.asp?id=3LKTX3JRSS2OUP

Les technologies de l’information ont contribué à la création de nouveaux modes de vie ainsi qu’à la naissance de développements stratégiques modernes. Comment peut-on tirer avantage de l’information et des technologies de l’information pour prendre le dessus sur ses adversaires ? Comment les technologies de l’information peuvent-elles devenir des armes ?
Cet ouvrage analyse le concept de « guerre de l’information » et ses multiples composantes. Il identifie les acteurs, les enjeux, les stratégies possibles et les menaces en observant ses manifestations et ses formulations diverses aux Etats- Unis, en Chine, en Inde, au Japon, en Russie et à Singapour.
Au sommaire de cet ouvrage :
Introduction.
Chapitre 1. Les États-Unis et la guerre de l'information. La guerre de l'information dans les années 1990. La guerre de l'information dans les années 2000. Autres concepts et réflexions importants. De la perte de maîtrise de l'information. Les craintes américaines.
Chapitre 2. La Chine et la guerre de l'information. Le concept de guerre de l'information : genèse. Le point de vue américain sur la guerre de l'information chinoise, la modernisation et l'informatisation des armées chinoises. Les relations entre Pékin et Taipei.
Chapitre 3. L'Inde et la guerre de l'information. L'entrée dans la société de l'information. Guerre de l'information : développement et adoption de la doctrine. Comprendre les attaques contre le cyber-espace indien. Les pirates indiens.
Chapitre 4. Le Japon et la guerre de l'information. Les faiblesses du cyber-espace japonais. Les défis de la sécurité dans le cyber-espace. La guerre de l'information : une approche japonaise spécifique ?
Chapitre 5. La Russie et la guerre de l'information. Estonie-Russie : une guerre de l'information ? Doctrines et composantes du concept de guerre de l'information . Les acteurs potentiels de la guerre de l'information.
Chapitre 6. Singapour et la guerre de l'information. Une ambition économique régionale et mondiale. Les défis à la sécurité. Cyber-espace et sécurité nationale. Les forces armées de Singapour à l'ère de l'information. Les acteurs de la guerre de l'information. Collaboration internationale et protection du cyber-espace.
Chapitre 7. Identifier agresseurs et actes d'agression. Les données statistiques. Classification des agressions de type CNA. Les acteurs des agressions de type CNA. Une arme parmi d'autres : les virus. Comprendre les stratégies possibles des agresseurs.
Chapitre 8. Un droit pour la guerre de l'information ? La guerre et le droit. Démarrer et conduire une guerre. Protéger combattants et non-combattants. Les défis que pose la guerre de l'information au droit international.
Conclusion.
Bibliographie.
Liste des principales abréviations.
Index.
L'auteur :
Daniel Ventrre, ingénieur CNRS, chargé de cours à l'ENST Paris. Secrétaire général du GERN (CNRS).