Spams et comportements curieux
« A Look at Consumers’ Awareness of Email Security and Practices ». Rapport de recherches effectuées par le Messaging Anti-Abuse Working Group (MAAWG) (www.MAAWG.org) publié en juillet 2009.
Le rapport sous titré « Of course, I never Reply to Spam – Except Sometimes » analyse les comportements des internautes face au spam. Cette étude s’appuie sur une enquête réalisée auprès de 800 internautes (nord américains et canadiens) non experts en sécurité informatique, et cherche à mesurer le degré de conscience des internautes des dangers qui les guettent : spam frauduleux, botnets, virus…
Aux yeux de ces internautes, les mails concernant les amis et la famille sont plus importants que tout autre sujet. En queue de peloton, parmi les courriers sans importance, on trouve les « newsletters » auxquelles on a pourtant souscrit (pas la peine donc de persister dans ce mode de communication !) et les services de marketing en provenance de sources connues. Le rapport propose diverses informations statistiques du même acabit qui permettent de reconsidérer les utilisations du courrier électronique.
Le rapport confirme aussi que les usurpateurs d’identité et autres spammeurs ont encore de beaux jours devant eux : 67% des personnes interrogées évaluent la nature d’un mail (spam ou pas spam ?) à la seule vue du nom de l’expéditeur, puis à celle de l’objet (« subject).
Si 78% des internautes effacent sans ouvrir les mails qu’ils pensent être des spams, 6% de curieux les ouvrent avant de les effacer (12% des internautes interrogés qui s’estiment eux-mêmes très expérimentés en sécurité, ouvrent les spams).
66% des internautes effacent les mails à caractère frauduleux. Mais 7% ne font rien ( !?), 2% appellent leur conjoint, 1% appelle la famille.
* cette statistique crée ainsi curieusement deux catégories, celle du conjoint (« spouse » dans le texte) et celle de la famille. Ce qui fera plaisir aux conjoints, de savoir qu’ils ne font pas partie de la famille J
* rien n’est dit sur le type de support que ces internautes attendent de leur conjoint en pareille situation… On reste perplexe. « Allô, chérie ? Je suis face à un mail frauduleux ! Que dois-je faire ? » (2%) Réponse de la conjointe : « Rien, surtout ne bouge pas ! » (7%). Le conjoint curieux clique pour lire plus en détail, s’estimant expert en sécurité (12%). Puis l’efface (66%), heureux d’avoir un comportement enfin dans la norme.
* La tranche des 25-34 ans paraît plus prompte que les autres à appeler son conjoint dans une telle situation (4%)
* La tranche des plus de 65 ans ne s’intéresse par contre plus du tout au conjoint dans cette situation (la pyramide des âges a été fatale à la relation de confiance entre conjoints), puisque 0% y fait appel. Par contre les anciens ont ceci de commun avec les p’tits jeunes, qu’ils s’accrochent davantage à leurs copains (3% des plus de 65% ans appellent un ami, 6% pour les 18-24 ans).
* 2% de ceux qui se déclarent très expérimentés en sécurité appellent leur conjoint. Alors si dans votre entreprise vous avez placé au poste de responsable de la sécurité l’un de vos salariés simplement parce qu’il s’estimait expérimenté en la matière, vous avez des chances (risques ?) que la solution de sécurité préconisée ne soit pas la sienne mais celle que lui aura soufflé son ou sa conjoint(e).
* Quand on demande à ces 800 internautes ce qui pourrait faire cesser le spam et les virus, 27% n’ont aucune idée, 8 % pensent que c’est le rôle du gouvernement. Mais en ce cas il leur faudra vraiment un super président, car arrêter des milliards de spams risque s’avérer plus difficile que de mettre un terme à la crise économique.
Le rapport est disponible aux adresses suivantes :
Partie I du rapport :
http://www.maawg.org/about/publishedDocuments/2009_MAAWG-Consumer_Survey-Part1.pdf
Partie II du rapport :
http://www.maawg.org/about/publishedDocuments/2009_MAAWG-Consumer_Survey-Part2.zip
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27 Juillet 2009 à 17:23 dans
- Information générale / News

